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lundi 20 août 2012

GAY PRIDE À MONTRÉAL




C'était, à Montréal, le week-end de la Fierté — ailleurs appelée Gay Pride. Beaucoup de participants pour la journée communautaire de samedi, de partout, de toutes tendances. Le défilé du dimanche était emblématique de ce qu'il est partout au monde (où on le tolère), coloré, extravagant, politisé pour la cause, donnant beaucoup dans l'autodérision — ce que j'adore. Un public bon enfant, drôle, toujours souriant. Très chaleureux avec Québec solidaire tout comme avec le Parti québécois. De longs, de gros applaudissements pour l'importante délégation d'étudiants portant le carré rouge, et qui s'est mêlée, à ma grande surprise, à la parade. Une foule de spectateurs immense, telle que je n'en avais pas vues ces dernières années, plébiscitant toutes les variétés de l'espèce humaine, le temps d'une trêve de quelques heures. Une foule feignant d'oublier à quel point la fête est commercialisée, récupérée, rattrapée par le néolibéralisme qui a voulu de l'argent rose, et qui, tout bien réfléchi, nous veut  bien dans son armée: sur les lignes de front, les saunas sont plutôt rares...  Le week-end de la Fierté reste un beau moment, nécessaire à un apprentissage de la tolérance, qui n'est pas encore fini: la résistance est redoutable, dès qu'il s'agit de sexualité, et plus encore d'identité sexuelle. Il faut veiller, et ce sera là peut-être notre dernier combat, à ne pas devenir un instrument manipulé, crédule jusqu'à la bêtise, et  totalement inconscient, de l'impérialisme américain, et de celui, ethno-culturel, de l'Occident. 






jeudi 17 février 2011

GAY PRIDE, GRAND STYLE !




Aussi incroyable que ça puisse paraître, la Fierté gaie viennoise s'est tenue à la Hofburg, sous les lambris, les dorures, les lustres de grand apparat, lors d'un bal avec grand orchestre, dans les lieux mêmes où l'Aiglon a été tenu prisonnier, en 1815, de peur qu'on le kidnappe et lui fasse rejoindre son père, à Paris, là même où vécut l'impératrice Élisabeth, l'immortelle Sissi du cinéma pseudo historique, dans ce qui est la résidence officielle de l'actuelle Présidence de la République autrichienne !

Incroyable, mais vrai !

Le défi est désormais énorme pour tous les militants gais du reste de la planète: à quand, mais à quand une Fierté gaie à l'Élysée, à Buckingham Palace, à la Maison Blanche, au Kremlin, au coeur de la Cité interdite ?... 

Hélas!, hélas!, au Québec, il n'y a pas de résidence officielle pour le Premier ministre. À peine y a-t-il un minable appartement de fonction pour le représentant de la Reine. Et la Citadelle qui a brûlé, il y a quelques années de ça...

Des suggestions de lieux à investir - certains, de l'extrême-droite, diront à profaner ?