lundi 10 mars 2014

MAIS QUI EST DONC CE «MONSIEUR LÉVESQUE» DONT PARLE SI SOUVENT MME DAVID ?

 MM. Paul Desmarais (Power Corp.), M. Louis Laberge (Fédération des travailleurs du Québec) et M. René Lévesque, premier ministre du Québec.



Comme d’habitude, quand elle parle du Parti québécois et de René Lévesque, Mme Françoise David, députée de Gouin, co-porte-parole de Québec Solidaire, dit n’importe quoi, avec une malhonnêteté (et un aplomb) probablement délibérée.

Mme David prétend donc que M. Lévesque se serait scandalisé d’une candidature aussi attentatoire au «progrès» que celle de M. Pierre-Karl Péladeau; enrôlant pareil personnage, roi du capitalisme sauvage et du lock-out, Mme Pauline Marois, première ministre et actuelle présidente du Parti québécois, trahirait l’héritage du grand homme, héraut réinventé par la gauche et remodelé au goût du jour, une gauche qui se prétend, du fait de Mme David, être la seule bénéficiaire de l’héritage inoubliable, éternel, laissé par M. Lévesque. Tout cela, sans même baisser les yeux. Sans même montrer un peu de gêne, quand même, devant une manœuvre partisane aussi grossière.

Le fait est que M. Lévesque aurait donné n’importe quoi, sa chemise et des promesses d’emploi, pour avoir une candidature patronale de prestige dans ses rangs — ça n’arrivera qu’une fois, au Parti québécois, avec M. Richard le Hir, que M. Jacques Parizeau recrute en 1994. Le fait est que M. Lévesque s’est toujours montré froid, critique et distancié face à l’étiquette sociale-démocrate qu’on accolait au Parti québécois, durant les années 1970, les années de la forte croissance du parti. Le fait est que M. Lévesque s’est reconnu des affinités constantes avec l’aile droite de son parti, avec M. Pierre-Marc Johnson notamment (un avocat-médecin, pensez donc: ça l’épatait !), M. Johnson qui voulait, dès le premier mandat du gouvernement Lévesque, limiter considérablement la portée de la formule Rand (l’obligation faite à tous les travailleurs syndiqués de cotiser à leurs syndicats, mesure nécessaire de paix et de justice sociale, inévitable, mais dont MM. Lévesque et Johnson se seraient bien passés, n’eut été des protestations de «gauche» qui se sont immédiatement fait entendre), M. Johnson qui souhaitait, durant le second mandat du même gouvernement, établir un ticket modérateur dans le système de santé, et même privatiser la Société des Alcools.

Le fait est que le gouvernement de M. Lévesque a été au moins aussi rigide (et pénible) que M. Péladeau en matière de relations de travail, coupant de 20%, pendant trois mois, les salaires des employés de l’État, bloquant, plus grave encore, pendant une année entière, la progression prévue dans les échelles salariales conventionnées (réduction qui, du coup, allaient se répercuter jusqu’à nos jours), généralisant les mises à pied et les mises en disponibilité, adoptant l’atroce loi 111 qui forçait, sous la menace de représailles salariales et judiciaires, le retour au travail de tous les grévistes du secteur public. M. Lévesque leur faisait avaler du coup et de force une politique qui se comparait précisément à celle que Reagan menait au même moment aux États-Unis, avec les contrôleurs aériens, par exemple. S’en trouvent-ils pour s’en souvenir ? MM. Lévesque et Reagan avaient pourtant, et de toute évidence, lu les mêmes ouvrages d’économie politique. (MM. Trudeau et Mulroney les liront aussi, bien entendu. Avec sa Charte des droits constitutionnalisée, M. Trudeau deviendra même le champion toute catégorie de ce qu'on allait appeler le néolibéralisme, c'est à dire le chacun pour soi.)

Mme David sait tout cela, et s’y est très certainement opposée, à l’époque: c’était en 1982-1983. Ça me tue quand elle (ou M. Couillard, chef du Parti libéral) cite René Lévesque pour l’opposer au Parti québécois de Mme Marois. Elle sait parfaitement bien qu’elle commet là un mensonge indécent, éhonté. Elle sait parfaitement bien que Mme Marois réussit là où M. Lévesque a échoué. (Ça se poursuivra peut-être, du reste, dans le projet même de l’indépendance du Québec: Mme Marois est étonnamment solide, résiliente, déterminée.)

Je connais les méthodes de gestion de M. Péladeau. Je connais tout autant les méthodes de gestion qu’on pratique dans le secteur public, qui leur ressemblent comme deux gouttes d’eau, ou deux abcès purulents, c’est comme on voudra. Là où j’ai longtemps travaillé, l’employeur refuse depuis des années, presque 10 ans maintenant, d’appliquer deux jugements de Cour portant sur un conflit de travail et ordonnant le versement de salaires que cet employeur doit toujours, la Cour lui intimant pourtant de respecter le droit de grève, et de payer les salaires injustement refusés quand le travail a dû être repris gracieusement… (Cette affaire est majeure, soit dit en passant, pour l’avenir même des relations de travail dans le secteur public.) M. Péladeau n’est pas l’unique patron à fantasmer sur ses droits de gérance, même appliqués de façon sauvage. Ça fantasme aussi, et d’exacte manière, dans les bureaux huppés de l’État québécois, et même quand les patrons sont des patronnes. C’est idéologique;  c’est là les conséquences des privatisations presque massives, tout juste initiées sous M. Lévesque, poursuivies avec célérité sous M. Bourassa (pensez donc: le Manoir Richelieu, vendu un dollar, un dollar à Malenfant, qui en a cassé, lui aussi, du syndicat, la CSN est là pour en témoigner avec, toujours, le vibrato nerveux dans la voix…); c’est là la conséquence de la «réingénierie» de l’État, patente chère à M. Charest; c’est là surtout la conséquence d’un État post-Révolution tranquille, qui a réappris, avec enthousiasme, et peu de morale, à être patron, tapis sous les pieds, le mépris aux lèvres, pincées.

Quand sera faite cette petite révolution qu’est la transformation de l’État en une institution publique qui soit effectivement neutre, laïque et sans religion aucune, j’espère beaucoup qu’un jour, avant ou après l’indépendance du Québec, viendra la révolution démocratique participative que prône l’ASSÉ, à laquelle je crois profondément: et on pourrait commencer là aussi, pour l’appliquer, par transformer les pratiques démocratiques de l’État québécois dans ses relations de travail. À l’époque du gouvernement de M. Lévesque, un pareil projet, j’en suis sûr, aurait enthousiasmé un ministre de «gauche» comme M. Camille Laurin. Nous sommes loin, très loin de ça présentement. La gestion publique est néolibérale: les petits patrons du secteur public s’en réjouissent fort, d’ailleurs, et n’ont là-dessus aucun problème de conscience. J’imagine que Mme Hélène David, la sœur de l’autre, pourrait sur ça nous en raconter longtemps: on comprend qu'elle ait abouti au Parti libéral.

Je ne sais trop comment les ministres progressistes du gouvernement Marois se ressentiront à côtoyer quelqu’un d’aussi patronal, et propriétaire, que M. Péladeau. Reste que M. Péladeau se rallie à un gouvernement qui a aussi un projet souverainiste, qu’il peut fortement contribuer au succès éventuel de sa réalisation. Il y avait des purs et durs, dans les colonies anglaises révoltées, en 1776: certains élus du nord-est, radicalement antiesclavagistes, ont pourtant accueilli avec joie le ralliement de George Washington à la cause indépendantiste, parce qu’il amenait avec lui les colonies du Sud, récalcitrantes, craignant pour leurs «avoirs» humains. Une indépendance est, de par sa nature même, «nationale»: elle ne peut être autre chose qu’une coalition, vaste, hétéroclite. Le pays à construire se fait après coup: en 1787, les Américains ont choisi de le faire plutôt à droite. À nous, quand le moment viendra, d’y voir de près, de faire les choix sociaux qui nous conviennent, et qui seront de nos «valeurs». En attendant, c’est M. Péladeau qui est utile, à n’en pas douter.

Quand Mme Lise Payette s’est ralliée au Parti québécois, elle raconte avoir dit à M. Lévesque qu’elle entrait au PQ par la porte de gauche: M. Lévesque, en riant, lui aurait répondu que le parti en avait trois, des portes, à gauche, au centre et à droite, et qu’elle avait donc le choix ! Mme Marois pratique exactement la même politique; elle est en droite ligne la continuatrice de M. Lévesque, bien davantage que ne le sera jamais l’indépendantiste sans conviction et sans âme qu’est Mme David.

(En espérant, tout de même, puisqu’elle était déjà ministre en 1982-1983, et qu’elle n’a pas démissionné durant la crise ni celle du «beau risque» qui a suivi de peu, que Mme Marois se souviendra, pour ne pas les répéter, des erreurs affreusement antisyndicales et antisociales que M. Lévesque a fait commettre à son gouvernement en cette terrible année 1983.)

Mme Françoise David dit donc, et elle le sait, n’importe quoi de M. Lévesque. Ce qu’elle oublie de cet immense personnage, de ce «personnage historique», comme le disait déjà Pierre Bourgault au début des années 1970, c’est que M. Lévesque était de ceux, nombreux, qui souhaitaient la formation d’une bourgeoisie nationale, et de créer les instruments publics pour y arriver; c'est qu’il ne supportait pas la tutelle depuis longtemps imposée au Québec, et qu’il en souffrait jusqu’au tréfonds de lui-même; c’est qu’il dénonçait ces «tuteurs traditionnels de notre peuple» qui le jugeaient incapable, sauf à servir, mimes, bouffons, aliénés, surexploités; humilié, souffrant du mépris rhodésien des dominants, souvent possédants, il arrivait à M. Lévesque de crier haut et fort: «Québec français !»; M. Lévesque n’avait pas de religion, et s’en moquait bien, lui qui comprenait tout aussi bien la nécessité de la liberté politique que d’un anticonformisme rayonnant, dans lequel les nôtres se reconnaissaient si bien. Mais de cette manière d’envisager les choses et la vie, Mme David y aurait vu, elle, à l’époque du gouvernement de M. Lévesque, et encore maintenant, du racisme, de l’intolérance, de l’atteinte aux droits fondamentaux, de l’immoralité. 





19 commentaires:

Etienne Juneau a dit…

Très, très, très bon billet; avec un style enlevant. Merci!

J'aurais aimé avoir plus de profs d'histoire comme vous.

Richard Patry a dit…

Merci ! C'est sympa. Je souhaite que les étudiants pensent la même chose que vous ! ;- )

jocelyne Richard a dit…

Bien que je méprise les manières de PKP en matière de relations de travail, je reconnais que je partage ta mémoire en ce qui concerne la façon péquiste de gérer les relations de travail et j'ajoute:

La campagne de mépris orchestrée par par le ministre Bérubé en 1982, qui disait sur les ondes de RC que: "les employés de l'État avaient un travail tellement peu forçant que plusieurs possédaient plus d'un emploi." Alors que ce même gouvernement avait coupé des milliers d'emplois dans tout le réseau créant ainsi une telle précarité que pour avoir un revenu décent on devait travailler dans plus d'un établissement.

J'ajouterais aussi que les coupures d'emplois, de salaire imposées par le Gouvernement Lévesque se faisaient dans un secteur à prédominance féminine et que la conséquence de toute cette belle opération a été de creuser d'avantage l'iniquité salariale.

Encore aujourd'hui en y repensant le coeur me fait mal.

Mais un jour lors d'une rencontre dans le cadre de la journée des femmes Pauline Marois et Louise Harel qui s'apprêtaient après sept ans dans l'opposition à briguer les suffrages, ont eu le malheur de me demander comment nous avions vécu cette époque. Inutile de te dire le plaisir que j'ai ressenti en leur livrant ma réponse.

Ceci étant dit je dois avouer avoir voté pour ce parti à chaque élection justement au nom de l'indépendance. Cette fois-ci je trouve la bouchée encore plus indécente, alors je vais bien y penser et m'inspirer de ton excellent texte pour ma réflexion.

Merci Richard

Richard Patry a dit…

Quelle contribution ! Merci Jocelyne, ton commentaire est fondé, épatant.
Mais ceci étant, à cause de l'importance de l'enjeu cette fois-ci, je vais voter PQ, alors que je m'étais promis de ne plus jamais voter. Mais tout comme toi, je ne veux pas être naïf.

jocelyne Richard a dit…

Ton article est venu réveiller une douleur que je croyais guérit. Tu n'est pas seulement un grand historien mais aussi un excellent psy mon ami :-))))))

Richard Patry a dit…

Rire de bon coeur :-)

J'ai toujours pensé qu'il y avait une parenté évidente entre les métiers d'historien et de psy, tous deux tournés vers le passé, mais pour s'en libérer. :-)

jocelyne Richard a dit…

Rire et rire encore!

Anonyme a dit…

Je laisse aux autres de voter pour le moins pire des partis, moi je vote pour le meilleur! Une gauche, une droite(Avec la nouvelle arrivée de P.K.P? dans le P.Q.?) Pourquoi pas? Nous avons tous besoin d'une gauche,droite pour avancer! Un positif , un négatif forme bien une batterie de voiture qui alimente nos voitures non?

Richard Patry a dit…

Anonyme: Je vote aussi pour le meilleur :-) [Du moins je l'espère !]

Alcib a dit…

Avant les élections de 2012, il m'arrivait régulièrement de tenir des réunions au restaurant Le Commensal du Quartier latin et il est arrivé plusieurs fois que Françoise David tienne une réunion à la table d'à côté. Il n'y avait pas d'interférence entre nos réunions mais, lorsque l'un ou l'autre arrivait ou s'en allait, nous échangions un sourire et un bonjour.
Je dois dire que depuis 2012, depuis qu'elle est députée, Françoise David me déçoit énormément. Je n'ai pas voté pour elle, mais je trouvais sympathique qu'elle ait été élue, même si j'avais trouvé moins sympathique qu'elle s'entête à vouloir se présenter dans la circonscription de Gouin, à défaire le député du Parti québécois, Nicolas Girard. Déjà cet entêtement était un signe qui témoignait de la volonté de la leader du parti Québec solidaire à ne pas vouloir unir leurs forces à celles du Parti québécois pour défaire le gouvernement corrompu de Jean Charest et faire avancer la « cause » du Québec et, éventuellement, sa souveraineté.
Je veux bien m'associer aux idées de gauche de Québec solidaire mais je crois que Québec solidaire n'a aucune chance de former un gouvernement au cours des 25 prochaines années. Alors, puisque, paraît-il, Québec solidaire serait aussi souverainiste, pourquoi ne pas s'allier au Parti québécois pour d'abord réaliser la souveraineté décider ensuite des institutions et des politiques que les Québécois voudront se donner.
Son intransigeance montre que la souveraineté du Québec est la dernière priorité de Françoise David et de Québec solidaire.
Si je retourne au Commensal et que j'y revois Françoise David, refuserai-je de m'asseoir à côté d'elle, comme elle refuserait, dit-elle, de s'asseoir à côté de Pierre-Karl Péladeau à l'Assemblée Nationale ou ailleurs ?
Il est bien entendu qu'aussi longtemps que le Québec ne sera pas souverain, je voterai pour le seul parti capable de prendre le pouvoir et de donner aux Québécois le pays auquel ils aspirent depuis si longtemps et qui, plus que jamais, devient nécessaire, le Parti québécois. Après l'indépendance, on verra...
Avec cet objectif prioritaire en tête, je considère que ceux qui donneront leur appui à d'autres formations politiques font perdre du temps et des chances de faire du Québec un pays et, pour cela, deviennent des adversaires à battre (et non « à abattre », comme le voudrait le Libéral Philippe Couillard).
Bien sûr que j'irai voter.

En attendant le Grand Jour du Québec, j'offre en ce Grand Jour de Richard me meilleurs voeux à l'occasion de ce nouvel anniversaire.

Richard Patry a dit…

Belle surprise de te retrouver ici, Alcib. Grand merci pour les voeux :-)

Tu devines bien que je partage, très, très largement, ton analyse et tes priorités.

... Un pays, peut-être un jour: le 7 avril qui vient, peut-être une étape, essentielle. C'est à voir.

Merci !

Alcib a dit…

Oui, je dois dire que depuis quelque temps je commente davantage les articles du journal Le Devoir que l'un ou l'autre blogue. J'ai du mal à être un peu partout à la fois, comme je l'ai été.

Les partisans de Québec solidaire me donnent toujours l'impression de ne pas vouloir construire notre propre maison, au lieu d'être locataire de gens qui nous méprisent, tant que nous n'auront pas décidé du modèle et de la couleur des poignées de portes d'armoires de la cuisine...

Je ne suis pas « contre » le partage de la richesse (mais encore faut-il que nous récupérions notre richesse dispersée, afin de la partager équitablement), mais je suis « contre » ceux qui sont toujours contre toute proposition qui ne vient pas d'eux, qui préfèrent compter entre eux leurs boutons d'acné au lieu de joindre ceux qui s'activent pour la santé de tous.

https://fr-fr.facebook.com/public/Colette-Gladu‎ a dit…

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Alcib a dit… Jean dit ...
Vous connaissez le test des 3 passoires ? de Socrate...
et la rumeur... la rumeur... et les potins. de restaurant...
Quand on veut miner la réputation de quelqu'un-e surtout en politique tit tite tic tic tic ... pow ! tous les coups sont permis !
À la guerre comme è la guerre, comme on dit parfois.... même ceux en bas de la ceinture...
En attendant le grand Jour J des élections... qui vivra verra... !

THE PREZ a dit…

Et bien...vos propos me rassure ; le PQ ne représente en rien mon rêve de société ! Je vous remercie pour ces précisions...

C'est drôle que maintenant on s'évertue à nous convaincre que le PQ est un parti de centre droite parce que Pédalo s'affiche péquiste ! Tellement trsite et pathétique cette direction prise par un parti trop avide de pouvoir..triste Je vous souhaite une bonne élection malgré votre nouvelle ennemie ; la méchante communiste F.David. Je m'étonne de constamment que les péquistes semblent détestés encore plus Françoise que Couillard. Belel psychanalyse à y avoir.

Richard Patry a dit…

Je crois encore, tout comme toi, à la nécessité d'un rapprochement, d'une concertation. On en est loin, hélas, et peut-être conséquemment un peu paralysés... À moins que... Très franchement, je souhaite une majorité du Parti québécois le 7 avril prochain: façon de forcer, par la base, cette concertation.

Richard Patry a dit…

@The Prez:
Mme David n'est en rien mon «ennemie» ! Ce que j'ai dénoncé, c'est l'utilisation, à des fins partisanes, et pour discréditer le PQ actuel, d'une image faussée de M. Lévesque. Par ailleurs, le PQ ne commente presque jamais QS, et c'est peut-être une erreur stratégique; mais cependant, QS n'a comme «ennemi» que le PQ (dont il a besoin de l'électorat.) Il est évident que QS préférerait un PLQ au pouvoir, plus facile à se démarquer idéologiquement.
Je respecte vos sensibilités politiques, pas de doute là-dessus.

Richard Patry a dit…

@Colette Gladu:
En politique, effectivement, tous les coups sont permis, hélas, et je suis d'accord avec vous: Mme David est là-dessus une politicienne comme les autres, capable de démagogie facile. Elle n'est pas la seule. Ça vient de tout bord, tout côté.

Alcib a dit…

Richard : Je ne sais pas comment tu comprends les propos de Colette Gladu ; je dois dire que je ne les comprends pas du tout... Je comprends les mots, mais je ne sais aucunement de quoi elle parle.
Je connais le test dit de Socrate, celui des trois passoires... On serait porté à dire qu'il ne ressort pas grand-chose des passoires de Mme Gladu, mais tout de même assez pour reconnaître que son commentaire n'est pas aimable. Elle semble aimer l'ellipse, les mots lancés, sans verbe, sans complément, sans syntaxe, comme dans l'écriture des SMS ; ainsi c'est pratique, chacun comprend ce qu'il veut, et c'est aussi très efficace pour, justement, lancer des insinuations, des rumeurs...
En raison de deux ou trois des mots qu'elle se donne la peine d'écrire, avec force points et points de suspension, je crois comprendre qu'elle veut me dire quelque chose ou faire en sorte, plutôt, que je comprenne un message, sans doute celui qu'elle n'a pas aimés mes précédents commentaires.

Richard Patry a dit…

Je suis resté moi aussi dans l'expectative... Et j'ai préféré considérer le message de Mme Gladu comme allant dans le sens de mon article, plutôt que dans le sens contraire ! On fait tous un peu de stratégie ! ;- )